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Un Cri dans l'Océan – Critique

Un Cri dans l'Océan

C'est simple, c'est carré, c'est efficace. Que demandez de plus ?

Publié le 1 Janvier 2008 par Julien · Voir la fiche de Un Cri dans l'Océan

Il y a des films où l'on voit plus les bons côtés que les mauvais. Et le film de Sommers en fait indéniablement partie. Film de série B tout au long duquel on ne se pose pas la question de savoir si le spectacle auquel on assiste a raflé un oscar, Un Cri dans l'Océan atteint sans peine son seul et unique objectif : offrir à son spectateur un cocktail détonnant d'action assaisoné d'un zeste de gore.

John Finnegan (Treat Williams) est un pilote hors pairs qui a loué son bateau sans le savoir à un groupe de terroristes. Dans les cales, ils ont entreposé des torpilles et disposent de tout un arsenal d'armes sophistiquées. Leur but : attaquer le plus luxueux paquebot de croisière du monde. Avec un complice à bord du paquebot, ils croient l'affaire rapide à conclure. Mais lorsqu'ils arrivent sur le bateau, l'équipage et les occupants ont disparu corps et âmes. Bientôt, ils sont attaqués par d'étranges créatures...

Si le scénario n'est pas spécialement original, son traitement l'est davantage. Le réalisateur Stephen Sommers possède un réel sens de la mise en scène qui trouve naturellement son apogée dans les nombreuses scènes d'action du film. D'ailleurs, et comme dans La Momie plus tard ou dans le récent Van Helsing, Sommers fait grimper la pression au fur et à mesure des séquences. Ainsi, le monstre qui s'en prend aux protagonistes de l'histoire ne nous est pas dévoilé dans la première partie du film. On voit des ombres se mouvoir en silence dans l'eau, dans les tuyaux, etc. Puis, des murs de métal se plier sous les coups des créatures. Enfin, Sommers nous dévoile le look agressif de ces espèces de grosses chenilles géantes aux mâchoires acérées dans une séquence hallucinante. L'action grimpe crescendo pour aboutir à un final aussi intense qu'explosif.

Mais ce qui est remarquable dans le film de Sommers, c'est que les personnages ne sont pas sacrifiés au profit d'effets spéciaux (à l'inverse malheureusement de son Van Helsing). Même si certains d'entre eux tombent dans la caricature, elle n'est jamais grossière et s'inscrit parfaitement dans la logique et l'esprit de la pure série B. Et en effet, certaines personnes considèrent les films "Bis" comme des nanars, des navets honteux, tout juste bon à gonfler les étagères des vidéoclubs. A mes yeux, je crois qu'il n'y a rien de plus "jouissif" qu'une bonne vieille série B.

Et à l'heure actuelle, peu de réalisateurs peuvent se targuer d'être de bons artisans du Bis (heureusement qu'il reste des réalisateurs comme Stuart Gordon ou Brian Yuzna, entre autres, pour nous rappeler ce qu'est une vraie série B). L'une des grandes caractéristiques d'un film Bis est sa "facilité d'accès", comprenez par-là que l'on rentre aisément dans l'histoire et que l'on prend son pied quasiment dès le début. Que ce soit par des situations cocasses, violentes, drôle, gores, débiles, explosives, ou autre, on n'a aucun mal à se faufiler dans l'histoire. Dans le cas d'Un Cri dans l'Océan, si le début du film est consacré à un développement "lent" de l'intrigue avec des questions sans réponses (la motivation du groupe de terroristes par exemple), la présence d'un "sidekick" (le stéréotype du gars marrant qui enchaîne gaffes sur gaffes) rehausse l'attention du spectateur qui trouve là un moyen de "patienter" en attendant les inévitables séquences "fortes". De même, au fur et à mesure que l'histoire progresse, Sommers "joue" avec le spectateur. Celui-ci s'interroge sur le devenir de certains personnages par exemple, qui va mourir et qui survira, et à ce petit jeu là, Sommers y va fort et distille une sorte de mini-suspense des plus sympathiques).

Et même si le film n'est pas exempt de défauts, son scénario simple, ses personnages auxquels on s'attache rapidement, son rythme effréné et ses sympathiques effets-spéciaux en font une solide série B que l'on aura plaisir à voir et à revoir (en tout cas, c'est toujours mieux que le moins réussi Virus de John Bruno).

Julien
À propos de l’auteur : Julien

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